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La prière d’Ezéchias malade
Lecture : La Bible (Esaïe 38.9-21)
"Voici mes souffrances mêmes sont devenues mon salut"
Ezéchias est malade ! Il passe par cette redoutable épreuve de la maladie, épreuve difficilement acceptable, dont
l’issue semble fatale. Aussi, il "prie" et demande à Dieu de le guérir. Dieu l’exauce et le relève. Un cantique de louange monte de son cœur vers le Seigneur, conscient de la grâce qui lui a été
faite. Il dit "Mes souffrances mêmes sont devenues mon salut" (v.17). Souffrances salutaires !? Il n’y a pas ici l’idée de souffrances expiatoires. On peut traduire ce verset aussi comme suit :
Mon amertume a été changée en paix (Littéralement : Pour la paix mon amertume amère). Le mot souffrance est le mot "Amère" que l’on retrouve dans le récit des eaux de Mara en Exode 15.12-27 ou
l’amertume est changée en douceur; et le mot salut c’est le mot Paix.
Note : le mot "Amer" en français est proche du mot hébreu "Hamreh" signifiant "irriter, chagriner, affliger, offenser".
La souffrance physique a entraîné son cœur dans une profonde amertume, une incompréhension face à cette épreuve, avec tous ces sentiments qui rendent amère notre
cœur, voir une accusation intérieure, une culpabilité "tous mes péchés". Par l’exaucement de Dieu c’est aussi la Paix qui est revenue en lui, l’amertume s’en est allée, la paix est venue.
C’est notre réaction face à l’épreuve, qui amène en nous cette "amertume". Amertume purifiée par l’intervention du Seigneur, Il a "indiqué un bois" à Moïse et l’amertume a été changée en
douceur.
L’Ecriture nous montre quelle attitude Dieu nous enseigne et demande de nous pour notre bien lorsque nous traversons les difficultés :
- Notre attitude intérieure : (1 Pierre 2.19-20) = Supporter. Non nous révolter, ni nous résigner, mais
"supporter". Ce passage concerne les "Serviteurs/Esclaves" (v. 18), et il est certain que le traitement réservé aux esclaves n’a que rarement été juste, il était le plus souvent injustifié tant
dans le travail exigé que dans la discipline imposée. Cependant, ils sont "appelés" à continuer à faire le bien tout en supportant un traitement injuste. Ni injures, ni menaces, mais s’en
remettre, à l’exemple de Christ, à Celui qui juge justement (v. 23). L’honneur appartient à celui qui supporte patiemment de souffrir bien que sa vie soit irréprochable.
- Notre attitude envers les autres : (1 Pierre 3.9) = Bénir. Il est écrit : "Préserve ton cœur du mal et ta
langue de pécher". Bénir sans penser à rendre le mal. Toute la suite de ce passage de Pierre appuie cette affirmation de l’Esprit pour l’attitude à adopter envers les autres lors de souffrances
injustes (v. 15-17 : souffrir en faisant le bien). Ainsi nos cœurs ne se rempliront pas d’amertume, et seront préservés du mal que nous serions tentés de faire ou de dire aux
autres.
- Notre attitude envers le tentateur : (1 Pierre 5.8) = Résister. Ce mot "Résister" évoque ces femmes de
la Tour de Constance qui ont su garder la foi et l’espérance au sein même de l’épreuve de leur vie et du temps. L’Adversaire (Antidikos : se dit surtout des adversaires en justice) est ici vu
dans son rôle "d’accusateur". Le même mot désigne "l’épreuve" et "la tentation". Dans toute souffrance il y a l’épreuve d’une tentation, l’adversaire vient pour "accuser" le sort qui est contre
nous, les autres qui ne nous comprennent pas, Dieu même qui nous laisse entre les mains du mal. "Résister-lui avec une foi ferme", dit l’Esprit. Prendre et se servir du "Bouclier de la foi", ce
qui suggère l’image d’une porte que l’on ferme résolument devant les traits (suggestions) enflammés du malin. Fermes résolument ton cœur aux suggestions du malin au sein de tes
épreuves.
- Notre attitude envers Dieu : (1 Pierre 4.16) = Le Glorifier. Lui remettre nos âmes, se décharger sur Lui, le
Glorifier en faisant valoir la confiance que nous avons en Lui malgré nos souffrances. Il est et Il demeure notre Sauveur et notre Seigneur (5.10).
Face à nos souffrances engendrant amertumes, déceptions, découragement. Dieu nous propose en Jésus-Christ Celui qui a le pouvoir de changer le mal en bien,
l’amertume en paix.
L’Ami qui se tient à vos côtés
Quand l’épreuve arrive pour ébranler votre âme, Vous aimerez l’ami(e) qui se tient à vos côtés. Peut-être ne pourra-t-il rien faire : le problème est au fond de vous
seul(e). Car il est des chemins que notre âme doit parcourir seule. Des semaines où l’amour est impuissant à guérir les maux, et l’amitié incapable de soulever les lourds fardeaux. Mais de savoir
que vous avez un(e) ami(e) qui se tient à vos côtés jusqu’au bout, dont les mots de consolation ne cessent jamais, dont les mains réconfortantes sont sur les vôtres, Cela vous aidera déjà à
surmonter l’adversité ... même s’il ne peut rien faire.
Aussi d’un cœur fervent pouvons-nous dire : Seigneur, bénis l’ami(e) qui se tient à mes côtés !
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