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Face à la maladie

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La souffrance doit nous rejeter sur Dieu seul. Il faut que nous ne perdions jamais de vue que les "moyens" employés pour obtenir une guérison seraient totalement inopérants sans l’intervention décisive du Seigneur (Lam. 3.37). Il est évident que la guérison d’Ézéchias, "malade à la mort", au moyen d’une masse de figues posée sur son ulcère, était une réponse directe aux profonds exercices que Dieu avait discernés quand il avait tourné sa face vers la muraille, restant seul avec Dieu : "J’ai entendu ta prière, j’ai vu tes larmes, voici je te guérirai; le troisième jour tu monteras à la maison de l’Éternel" (2 Rois 20.1-5).

Asa, lui, avait longtemps montré une piété remarquable; mais à la fin de sa vie, il cessa de s’appuyer sur l’Éternel son Dieu et refusa de s’humilier quand la Parole lui fut envoyée par le prophète. Par grâce, il devint l’objet de la discipline d’un Dieu d’amour, qui nous reprend "pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté" (Héb. 12.10). Au temps de sa vieillesse, il fut pendant deux ans malade des pieds. Mais "dans sa maladie aussi il ne rechercha pas l’Éternel mais les médecins" (2 Chron. 16:12). Il mit toute sa confiance dans l’homme (Jér. 17:5), grave péché qui devait ternir la fin de sa carrière. On comprend que la Parole distingue parmi ses actes "les premiers et les derniers" (2 Chron. 1.6-11).


Moyens de guérison


La santé et la maladie, la vie et la mort, ne sont pas dans la main d’un homme, si capable soit-il. Un seul peut dire : "Moi, je tue, et moi, je fais vivre ; moi, je blesse et moi, je guéris" (Deut. 32.39 - Job 5.18).
L’importance exagérée que l’on attache parfois à l’emploi d’un médicament, au choix d’un médecin, les discussions parfois passionnées à propos des méthodes thérapeutiques, les regrets amers et parfois les reproches que l’on s’adresse de ne pas avoir employé tel remède plutôt que tel autre, consulté tel médecin plutôt que tel autre, montrent que l’on oublie constamment que c’est Dieu seul qui guérit (Ex. 15.26). C’est en Lui que se trouve le vrai baume de Galaad (Jér. 8.22 - 33.6). Ni les remèdes ni les hommes n’ont d’action décisive. Les médecins ne sont que des instruments, conscients ou non, entre les mains de Celui qui est d’abord le médecin de l’âme, avant d’être celui du corps. Dieu peut laisser son enfant avec son infirmité, car son but est à la mesure de son amour. Il veut que nous soyons un jour "à la mesure de la stature de la plénitude du Christ" (Éph. 4.13). "Dès que le divin sculpteur aura terminé son travail, il nous retirera pour nous poser sans bruit à la place que nous occuperons à sa gloire éternellement". En attendant, les gloires du Seigneur se manifestent souvent avec plus d’éclat sur un lit de langueur que dans notre activité.


Ce que Dieu opère


Chers malades, ne nous laissons pas distraire, nous ferions le jeu de l’Ennemi. On peut s’étourdir, remplir son temps de mille manières, au lieu de vaquer à la prière. On peut chérir sa douleur, être occupé de soi, chercher par ses plaintes à retenir l’attention, à exciter la pitié de son entourage, au lieu de se tourner délibérément vers Celui qui nous arrête, afin de rechercher, dans la lumière de sa présence, ce qu’il veut produire par cette épreuve.

Peut-être veut-il nous préserver de chutes qui l’auraient déshonoré. "Ce que je fais — dit le bon Berger — tu ne le sais pas maintenant" (Jean 13.7). Confions-nous sans réserve dans son amour. Au tribunal de Christ, sa sagesse et sa grâce seront pleinement manifestées dans la vie des siens.
N’oublions pas que Dieu s’est toujours servi de la souffrance pour former ses serviteurs. "Tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie afin qu’il porte, plus de fruit" (Jean 15.2). Il taille, il émonde, pour que la sève puisse circuler librement. Il enlèvera souvent les "feuilles" de l’apparence extérieure afin que la vie de Christ brille chez son racheté.

Le fruit de l’Esprit peut briller sur un lit de maladie. La patience, qui doit avoir son oeuvre parfaite, mûrit sur l’arbre de la douleur (Jacq. 1.2-3 - Rom. 5.3). Le croyant malade trouvera la force dans l’attente patiente de la délivrance, ou en tout cas dans la soumission paisible à la volonté de Dieu (Ps. 40.1). Le Seigneur sait par une parole soutenir celui qui est las. Nous pouvons goûter plus encore la proximité de Celui qui a été ici-bas l’"homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur". Il n’y a pas de souffrance qu’il n’ait connue avant nous, avec une intensité insurpassable. Il nous comprend parfaitement, lui qui — comme dit un cantique — pour nous donna sa vie, lui dont la tendresse infinie vient chaque jour au-devant de nos pas (voir Ps. 34.18).

Ainsi constamment fortifié par le Seigneur, un croyant pourtant depuis longtemps malade, pourra répandre autour de lui la bonne odeur de Christ.

Appliquons-nous donc à le laisser nettoyer, si nécessaire, les profondeurs de notre âme (Prov. 20.30). S’il y a en nous quelque voie de chagrin, il nous faut confesser ce péché à Dieu, et peut-être à nos frères (Jacq. 5.14-16). Dès lors Il transformera tout notre lit (Ps. 41.3) par sa présence réalisée. Avec Lui la mort même a perdu son pouvoir. Le fruit béni de la foi et de l’espérance mûrira dans nos coeurs. Un de nos conducteurs pouvait écrire : "Ma maladie m’a certainement été en grande bénédiction; je sens ma faiblesse mais il n’en est pas moins vrai que l’amour a un effet tout différent sur mon âme. Il s’agit d’un repos beaucoup plus profond en Lui, d’une paix plus constante ... Les mêmes combats, la même chair ... mais Dieu est désormais autre chose pour moi". Qui ne désirerait connaître une telle part, dire de coeur : "Il est bon pour moi que j’aie été affligé, afin que j’apprenne tes statuts" (Ps. 119.71) ?

Un jour il sera dit : "Qu’est-ce que Dieu a fait ?" Il montrera les immenses richesses de sa grâce et de sa bonté envers nous dans le Christ Jésus. Elles seront premièrement vues en ce qu’Il a fait pour nous, à la croix. Mais aussi dans ce qu’Il aura fait en nous, à la louange de la gloire de sa grâce.
                                                             

 

NDLR : Les versets de ce texte sont tirés de la Bible. Si vous n'en possédez pas, veuillez me contacter. 

    

 


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